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Sucres lents et sucres rapides, à oublier pour laisser place à l’indice glycémique

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Selon la légende, les pâtes ne seraient pas si mauvaises… ou pas

 

Malgré une nette évolution des principes de nutrition et de santé en général, je m’étonne toujours autant de voir autour de moi tous les jours, à quel point nombreuses sont encore les personnes à parler de notions totalement obsolètes et dépassées en matière de nutrition, de perte de poids ou juste de prise en mains physiques en général.

Pour être plus clair, je parle en l’occurrence  ici de notions de sucres lents et sucres rapides. Peut-être que je ne vous apprends rien si vous me suivez depuis un moment sur le blog, car ce n’est pas la première fois que j’aborde ce sujet, je l’avais déjà évoqué dans l’article « Les principaux aliments à supprimer pour garder vraiment un ventre plat ».

Néanmoins, un billet un peu plus précis ne fait pas de mal, d’autant plus que ces derniers temps, j’entends à nouveau beaucoup d’affirmations pour le moins curieuses à ma salle de sport, en pause-déjeuner en cours ou encore au boulot, bref il fallait réagir !

Les sucres lents et les sucres rapides sont à oublier pour laisser place à l’indice glycémique les amis !

 

L’origine des notions de sucres lents et rapides

Lors des premières études sur la nutrition, la glycémie et plus précisément les glucides, il a simplement été déterminé que cette source d’énergie ne pouvait être classée qu’en fonction de leur complexité et de leurs délais d’absorption respectifs par l’organisme.

Pour faire simple, les chercheurs avec leurs moyens de l’époque se disaient qu’un aliment sucré simple (fruit, sucre en morceaux, etc…), c’est-à-dire composé de très peu de molécules de glucose était absorbé rapidement par l’organisme alors qu’un aliment sucré complexe (pâtes, céréales,etc…) composé de plusieurs centaines de molécules de glucose demandait un travail plus long du système digestif pour les convertir en énergie.

Bien que personne n’ait réellement parlé d’effets bons ou mauvais de ces deux catégories de sucres, il n’en a pas fallu beaucoup plus pour que très vite, la machine se mette en route et nous indique qu’un sucre lent est bon puisqu’il garantit une énergie sur le long terme alors qu’un sucre rapide est mauvais ou peu efficace parce que très vite absorbé et éliminé par le corps.

Alors, je vous le dis clairement mes amis lecteurs, ces notions sont totalement fausses aujourd’hui et n’ont vraiment plus de raisons d’être dans votre esprit si vous êtes dans une démarche de perte de poids, de prise de muscle ou de changement physique en général.

On peut peut-être simplement la garder en tête s’il s’agit de donner un petit coup de pouce rapide à une personne faisant un petit malaise vagal et encore…

 

Dîtes bonjour à l’indice glycémique

Cela fait en réalité plusieurs décennies que de nombreuses études ont démontrées qu’il fallait vraiment songer à voir les choses différemment en matière de glucides. C’est là qu’est apparue pour la première fois la notion d’indice glycémique ou index glycémique afin de mesurer l’impact d’un glucide sur notre taux de glycémie.

Le principe est simple. Au même titre que la température, notre corps a besoin de maintenir notre niveau de glycémie à un niveau stable pour fonctionner de manière optimale. Lorsque cette glycémie augmente, notre corps va sécréter de l’insuline de manière à faire redescendre celle-ci à la normale, au contraire, lorsque la glycémie est trop basse, notre corps va puiser dans ses réserves d’énergie ou activer la grosse sensation de faim de manière à rétablir la balance.

Ce que nous savons par ailleurs, c’est que plus le corps produit de l’insuline et donc que le taux de glycémie est élevé, plus la prise de poids est importante. Il n’est pas donc pas difficile à comprendre que si vous souhaitez maîtriser votre prise de poids ou réellement perdre du gras, c’est de ce côté-là qu’il va falloir creuser en priorité.

Je vous laisse vous attarder quelques minutes sur le tableau des indices glycémiques ci-dessous, afin que vous puissiez constater à quel point des aliments réputés comme bons (pâtes, pain, etc…) parce que sources de « sucres lents » ne sont plus aussi intéressants dans une logique de nutrition de qualité.

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Pourquoi mon nutritionniste me parle encore de sucres lents et rapides?

Malgré l’évidence et la preuve par les faits, il existe encore de nombreux professionnels de la nutrition ou de la santé en général qui ignorent purement et simplement ces principes d’aujourd’hui. Certains nutritionnistes continuent de ne parler que de vitesse d’absorption des glucides par le corps alors que cela n’a plus vraiment d’intérêt si vous souhaitez contrôler votre poids.

Il faut dire que nous sommes dans un pays qui n’aime pas trop changer et admettre ses erreurs, il n’est pas surprenant de trouver une majorité de professionnels ancrés dans leurs traditions qui ne veulent pas comprendre les intérêts en matière de métabolisme de cette consommation de glucides.

De plus, pour eux la finalité reste la même puisque l’aliment est au final transformé en glucose et l’indice glycémique ne serait qu’un outil permettant de mesurer plus précisément le temps d’absorption de celui-ci par le système digestif. En gros si l’indice glycémique est bas, c’est parce que le délai d’absorption est plus long. Bref, ces gens restent tout simplement têtus sur leurs principes de délais d’absorption obsolètes.

Cet argument ne tient plus face aux nombreuses études sur le sujet, en particulier celles du père de l’indice glycémique David Jenkins, puisque celles-ci démontrent bien qu’un indice glycémique bas résulte bien d’une quantité de glucoses absorbées moindres et non pas plus longues dans le temps.

 

En conclusion

Les médias, certains professionnels de santé ou encore tout simplement les gens qui nous entourent habitués à entendre toujours les mêmes choses depuis leur plus jeune âge, continuent de parler de notions de sucres lents et rapides parce que après tout c’est la manière la plus simple de comprendre les choses pour tout le monde.

Pourtant, les faits prouvent bien qu’en se basant sur ce socle archaïque, les résultats en matière de perte de poids ne sont, hélas, jamais au rendez-vous. Il convient plutôt pour réellement tracer sa route vers le succès physique de s’intéresser à la notion d’indice glycémique beaucoup plus représentative de l’impact des aliments que nous mangeons sur notre organisme.

C’est d’ailleurs ce que je fais depuis quelques années maintenant et j’espère à travers les photos ou les vidéos que vous voyez sur le blog, vous montrer que cela permet de vraiment passer un cap dans l’atteinte de ses objectifs.

 

Mettez vous à jour et dîtes stop aux idées reçues !

 

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